Recevoir des opérateurs culturels dans les écoles, c’est possible !

Recevoir des opérateurs culturels dans les écoles, c’est possible !

Avec les inquiétudes légitimes liées au covid ainsi que des circulaires ambiguës et couvrant plusieurs scénarios, beaucoup d’écoles et d’acteurs socio-culturels se demandent s’il sera possible de mener des activités conjointes. On vous rassure tout de suite, la réponse est actuellement oui, qu’il s’agisse du primaire ou du secondaire. Faisons-le point ensemble.


Comprendre le système des codes couleurs

Afin de palier à un maximum de scénarios possibles concernant l’évolution du coronavirus, le gouvernement, dans les circulaires concernant la rentrée scolaire, a établi quatre niveaux de mesures différents. En fonction du niveau de propagation du virus, chacun de ces niveaux est symbolisé par une couleur :
vert (immunité de groupe/vaccin),
jaune (transmission limitée, vigilance accrue),
orange (transmission systématique, contacts entre porteurs limités),
rouge (infection répandue et flambée de contamination, contacts entre porteurs à éviter).

À ces codes de couleurs, il faut encore ajouter des différenciations entre le primaire et le secondaire. Ces différenciations viennent du fait que, statistiquement, les jeunes de moins de 12 ans transmettent moins le virus que leurs aînés (12-18ans) qui le transmettent eux-mêmes moins que les jeunes adultes.

Sous quelle couleur s’est opérée la rentrée scolaire ? Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

La rentrée scolaire s’est déroulée en code jaune.

Cela veut dire que les écoles peuvent recevoir des opérateurs culturels. Le flou, qui a provoqué beaucoup de remous que cela soit du côté du secteur associatif ou des écoles, vient du fait que, dans le secondaire, il est précisé que les externes doivent être évités SAUF (et cela a été précisé par la ministre) entre autre :

-« les opérateurs prenant en charge des animations sur des enjeux spécifiques dans le cadre du projet pédagogique de l’école ». Cette dénomination englobe les opérateurs EVRAS mais aussi les OJ (comme le C-paje), les opérateurs nature/environnement…
Bref, tous les opérateurs qui contribuent à l’atteinte d’objectifs pédagogiques spécifiques définis par l’école.

-« les opérateurs et artistes dans le cadre des collaborations cultures-écoles ». Il s’agit des collaborations se déroulant sous l’égide du décret « Culture-Ecole ».

Évidemment le respect des gestes barrières et du port du masque est strictement obligatoire.

Petite précision : pour les sorties culturelles, elles sont possibles dans le primaire, mais pas dans le secondaire (c’est l’opérateur culturel qui vient à vous, et non l’inverse).


Ok, mais est-on sûrs que les mesures ne vont pas bouger ?

Il est impossible, à ce stade, d’avoir des certitudes. Si le niveau d’alerte devait repasser à l’orange, l’enseignement ne pourrait plus se faire qu’en semi-présentiel et la présence des opérateurs culturels deviendrait, de facto, impossible. Toutefois, les collaborations avec les opérateurs culturels représentent une formidable opportunité pédagogique et s’inscrivent de plain-pied dans les objectifs définis par le Parcours d’éducation culturelle et artistique (PECA pour les intimes) ; puis comme dirait le dicton : « Ce qui compte, ça n’est pas la destination mais le voyage ».

Les circulaires sur la rentrée scolaire :
>>Pour le primaire
>>Pour le secondaire

>>Les précisions apportées par la ministre, Caroline Désir

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Actualité rédigée par
Jade Gathoye

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