Chers collègues de l’associatif et du non-marchand,
Vous savez ce qu'un euro investi dans une crèche, une MJ, une OJ, un CEC, une bibliothèque rapporte... Moi aussi.
Alors je vais droit au but : le 16 juin, on se retrouve à Namur. Non pas pour "défendre des privilèges" – comme certains osent le dire – mais pour empêcher qu’on nous vole nos boulots et nos missions.
Le gouvernement wallon MR-Engagés ressort le même projet foireux qu’il avait dû enterrer en 2019. Le ministre (de la coalition MR-CdH de l’époque) revient avec sa réforme des APE. Et cette fois, il veut aller au bout.
Rappel des faits
Les APE, c’est 70 000 travailleurs en Wallonie. 1,3 milliard d’euros. Des éducatrices, des aides à domicile, des agents CPAS, des animateurs, des bibliothécaires, des gens qui tissent le lien social, qui participent à la construction des solidarités, qui entretiennent et regonflent notre humanité.
Depuis la réforme de 2022, le dispositif est transparent, contrôlé, efficace. Ce n’est pas moi qui le dis : un audit du Forem l’a confirmé en 2025 (Rapport d’audit interne n°0124 du FOREM – Gestion des Aides à la Promotion de l’Emploi mars 2025).
Mais le même ministre veut le dépecer. Son idée ? Éclater le budget APE entre différents ministres. Chacun ferait ce qu’il veut de son argent. Adieu la stabilité, bonjour l’arbitraire. Résultat : des milliers d’emplois menacés, des services fragilisés, des équipes sous pression.
Ce qu’on entend : "Pas d’argent magique" – les APE sont déjà indexés dans la limite de la croissance régionale. C’est maîtrisé. À quoi répond la réforme proposée ? À rien. Ni besoin budgétaire, ni demande du terrain en tout cas. Juste une politique de l'emploi funeste et un projet de société étriqué.
Ce qu’on demande, clairement :
- Pas de suppression déguisée
- Pas de flou sur les moyens
- Pas d’emplois jetés en pâture à l’austérité
- De la visibilité, de la stabilité, du respect
Pourquoi on y va :
Parce qu’on a déjà gagné une fois en 2019. On peut gagner encore.
Parce que les employeurs et syndicats du non-marchand sont unis – ça ne vous rappelle rien ? Quand tout le monde dit non, c’est que le projet est vraiment mauvais.
Parce qu’on en a marre de devoir toujours justifier qu’on sert à quelque chose. On sert. Tous les jours.
Rendez-vous mardi 16 juin, 10h30, gare de Namur (devant le Starbucks).
L’équipe du C-paje sera là. La vôtre aussi, j’espère. On n’a plus rien à perdre… à part nos emplois.