Coup de cœur : Le Délirium du papillon

Coup de cœur : Le Délirium du papillon

Cette année a eu lieu, comme depuis 35 ans, le Festival des Arts de Rue de Huy, réunissant une trentaine de spectacles au cœur de la ville. Je m’y suis rendue pour découvrir différentes compagnies, mais surtout avec une idée en tête : assister au spectacle de Typhus Bronx, Le Délirium du papillon.

Les échos de la veille m’avaient soufflé que la jauge maximale avait été atteinte et qu’il fallait arriver une heure à l’avance pour être certaine d’avoir une place. Un peu impatiente, assise au deuxième rang dans la cour de l’école, j’attends parmi le public en observant la scénographie : des barrières recouvertes de plastique blanc, un vieux lit rouillé en métal positionné à la verticale, une table, une chaise et un porte-baxter… L’ambiance du spectacle plane déjà…

Typhus arrive, se positionne et, dès les premières minutes, je découvre un drôle de personnage muni de son nez de clown, sa langue curieuse venant se poser un peu partout, attendant le jour où sa mère viendra le chercher pour sa sortie de l’hôpital psychiatrique où il est enfermé.

Petit à petit, nous découvrons les multiples facettes de ce personnage captivant : sa sensibilité, son humour, son intensité et sa relation proche avec le public, le tout dans un rythme soutenu.

Cette ode à la folie, à la différence, à la marginalité et à l’expression des émotions sans filtre m’a emportée pendant près d’une heure et demie, me faisant voyager entre le rire, l’empathie, la tristesse et l’étonnement… Bref, un savoureux mélange d’émotions fortes !

Le Délirium du papillon est le premier des trois spectacles de Typhus Bronx, suivi de La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu’elle fait peur) et Trop près du mur.

Abordant les thèmes de l’enfance, de la différence, des peurs, de la parentalité, du mal-être ou encore du besoin de liberté, de manière souvent audacieuse et spontanée, ses spectacles peuvent particulièrement toucher les adolescents, sensibles à ces questionnements et à cette liberté d’expression hors norme.

Typhus reviendra l’an prochain en Belgique, et je ne peux que vous conseiller de vous y rendre !

PS : image d'illustration reprise sur la page Facebook du festival.

Partager cette actu

Ressources

Actualité rédigée par
Valérie DEVILLET

Le